De l’indépendance à l’autonomie… le choix d’un statut pour mon activité professionnelle
Au lancement de mon activité de consultant, je me suis inscrit comme AutoEntrepreneur : indépendance, facilité administrative, rapidité de mise en place, légèreté des charges…. Ce statut est attirant et pratique pour se lancer. Cependant, il génère de l’isolement professionnel et social, au sens d’être acteur de la solidarité sociale. Ne dépendre de personne, c’est aussi n’avoir aucun lien de solidarité.
Mon activité professionnelle d’accompagnement des dynamiques collectives repose sur des valeurs importantes pour moi :
- L’importance du collectif et de la solidarité
- La prise en compte de l’interdépendance des êtres au sein d’une communauté
- La cohérence du facilitateur
Clairement, le statut d’AutoEntrepreneur ou un autre statut d’indépendant ne me satisfaisait donc pas.
Autonomie…
La coopérative d’activités et d’emploi (CAE) permet de développer son activité en autonomie tout en faisant partie d’un collectif démocratique et en participant aux systèmes de solidarité entre travailleurs (sécurité sociale, chômage, retraite, droit à la formation…).
L’autonomie n’est pas l’indépendance… L’autonomie est un processus de construction de l’identité qui passe par différents stades, de la dépendance à l’interdépendance. L’autonomie, c’est la capacité à faire des choix, à prendre des décisions, à se positionner, en se référant à soi, aux autres et à son environnement. Alors que l’indépendance, c’est vouloir choisir seul, complètement. La CAE garantit une autonomie professionnelle dans le sens où chacun est libre de choisir son activité, ses clients, ses modes d’intervention… dans un cadre commun et avec le soutien possible des autres membres de la coopératives.
… et responsabilité
Elle implique aussi de participer à la gouvernance de l’entreprise. Une CAE est fondamentalement une entreprise dont la gouvernance est démocratique. Tous les salariés doivent devenir sociétaires au bout de 3 ans maximum. Ils deviennent alors décisionnaires, avec un égal poids, indépendamment du montant de leur part dans la société et du montant de leur chiffre d’affaire : une personne une voix. Faire partie d’une CAE permet donc de prendre part à des processus de construction collective… Tiens, tiens, c’est justement ce que je propose de faire vivre aux autres dans mon métier. Il était donc fondamental que je vive moi ce que je fais vivre à d’autres. C’est un point important de ma déontologie d’accompagnant.
Et enfin, je trouve extrêmement rassurant de pouvoir bénéficier des prestations sociales (santé, vieillesse, chômage…). Je trouve donc juste de contribuer à ce système solidaire en cotisant pour ceux qui en ont besoin.
Voici pourquoi et comment je suis passé de l’indépendance à l’autonomie, en rejoignant la CAE Synapse, coopérative de salariés porteuse de valeurs que je partage.
